Betty Bonifassi

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Betty Bonifassi a été révélée par la B.O «Les Triplettes de Belleville» (composée par Benoît Charest et pour lequel le duo a obtenu un Grammy Award), mais également pour sa collaboration avec DJ Champion et le groupe Beast.
Elle est sans conteste l’une des voix emblématiques de Montréal (son timbre sombre et profond est souvent comparé à celui de Shirley Bassey), sur scène, elle fait preuve d’un magnétisme vénéneux à rendre fou.
Betty Bonifassi enregistre en 2014 son premier album sous son propre nom,paru sur le label L-A be.

 

Accompagné de Jean Francois Lemieux (réalisation et basse), Benjamin Vigneault (Batterie) et Martin Lizotte (réalisation et claviers), Betty Bonifassi présente cet ambitieux premier album (au départ né d’une recherche musicale pour la pièce de théâtre « Des souris et des hommes » de Steinbeck) comme un hommage aux afro-americans prisoner’s songs des années 1920 du sud des États-Unis, ces chants créés afin de soutenir une cadence de travail insoutenable et inhumaine.

Ces chants sont l’inspiration de ce projet, une relecture résolument moderne et habitée de cette œuvre déjà archivée dans sa majeure partie par Alan Lomax (1915-2002) le célèbre ethno-musicologue, folkloriste et collectionneur de musiques américaines qui a réuni la musique des États- Unis et des Caraïbes (ainsi que celles des nations européennes) qui ont influencé cette musique en sillonnant l’Amérique.  Lomax archivera ce répertoire pendant 52 ans.

Ce premier album représente l’essence même de Betty Bonifassi. Elle réussi de façon parfaitement intense, avec une production dense et sombre, à faire passer les émotions, les douleurs et les espoirs de ces chants d’esclaves en enrobant le tout d’un amalgame de blues, de soul, de funk, d’électro et de rock, porté par cette voix incomparable. Début  2017, Betty s’apprête à livrer une nouvelle version de ce répertoire, comme un écho plus «  traditionnel  et roots  », revêtu du denim usé des prisonniers afro-américains du début du XX siècle.Du premier extrait, le poisseux « Rosie », en passant par l’hypnotisante « Old Hannah » jusqu’au rugueux «  Linin’Track »(révélé par Leadbelly) , Betty Bonifassi propose un recueil de 8 grandes chansons de l’histoire afro américaine.

Dans une entrevue accordée à Sylvain Cormier du Devoir avant de faire un triomphe au dernier Festival International de Jazz de Montréal, Betty Bonifassi résume : « J’ai enfin trouvé la manière d’exprimer ce qui m’obsède depuis toujours, ce que j’ai voulu dans tout ce que j’ai fait, les Triplettes, DJ Champion, Beast, mes 30 ans de musique ! Toute ma vie j’ai cherché quelque chose et là je le tiens ! Mon mélange in vitro ! »

« Betty fait revivre les voix sous la cendre en revisitant ces cris de douleur par l’électro, le
funk, le punk »

L’Express, Gilles Médioni

« Betty Bonifassi plonge dans le répertoire des déportés africains. Ces versions épurées
(coréalisées par Jesse Mac Cormack) donnent un ton intimiste à ces enregistrements qui
rendent un vibrant hommage à cet héritage musical inégalé »

Longueur d’Ondes

« Le cri de Liberté de Betty Bonifassi »

Huffington Post Montreal

« On est hypnotisé dès la première pièce (Rosie, notre coup de cœur) par sa voix profonde. Un incontournable. »

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